Les médias russes ont récemment diffusé une vague de dépêches prétendant que les résultats des élections présidentielles russes sur le territoire de la Crimée annexée, et de Sébastopol confirment les résultats du «référendum» de 2014. Plusieurs médias russes comme Regum, RIA Novosti, Ekonomika segodnya, Kriminform, «60 minutes» sur Rossia 1 ont repris cet argument.

Website screenshot Regnum

Website screensot RIA Novosti

Website screenshot Kriminform

 

Tous ces médias se sont basés sur la déclaration d’un sénateur pro-Kremlin de la péninsule, Sergey Tzekov, celles d’un membre du Comité de la Douma de la Fédération de Russie sur les technologies de l’information, Evgeniy Revenko, et celles du politologue russe Aleksandr Bedritskiy.

«Les résultats («des élections» en Crimée – ndlr.) du vote sont de plus de 90% des voix pour cet homme (à propos de Vladimir Poutine – ndlr.), qui a assumé ses responsabilités lors de la décision fatidique. Les résidents (de Crimée – ndlr.) ont réaffirmé leurs paroles», – a dit Revenko lors de l’émission du soir «60 minutes» sur Rossia 1.

StopFake a reçu les commentaires d’Anton Korinevitch, juriste international. Selon ses explications, les «élections présidentielles» qui ont eu lieu sur la péninsule n’ont aucun effet juridique.

«Au regard du droit international, les élections présidentielles russes sur le territoire de la Crimée et de Sébastopol n’ont pas eu lieu, et les résultats n’aurait eu qu’un impact négligeable. La position de l’Ukraine et des autres Etats du monde sur la non-reconnaissance de leurs résultats est logique. En ce qui concerne le soi-disant référendum de 2014, il faut se rappeler qu’il a été complètement abusif et illégal – au regard du droit international et dans la perspective du droit en Ukraine. Tout cela est précisé dans la première résolution de l’Assemblée générale sur la Crimée», a dit Korinevitch.

Le Ministère des affaires étrangères de l’Ukraine a déclaré aussi que les élections présidentielles russes en Crimée sont sans conséquences.

Il convient de préciser que les organisations internationales ont défini l’annexion et l’occupation de la Crimée comme illégale et ont condamné les actions de la Russie. Les pays occidentaux ont adopté un nombre considérable de sanctions économiques.