L’Ukraine et 37 autres pays appellent le Secrétaire général de l’ONU à contribuer à la libération de Sentsov

Cette tribune a été initialement publiée dans Ukrinform France

Volodymyr Yelchenko/ Illustration: Ukrinform France
La partie ukrainienne a transmis une lettre officielle au nom de 38 pays au Secrétaire général de l’ONU António Guterres avant sa visite en Russie avec la demande de contribuer à la libération d’Oleg Sentsov et de tous les autres prisonniers politiques du Kremlin.

Le Représentant permanent de l’Ukraine auprès de l’ONU, Volodymyr Yelchenko, a fait cette déclaration dans un commentaire à Ukrinform :

« Aujourd’hui [le 14 juin – Ndlr], nous avons remis au Secrétaire général de l’ONU une lettre conjointe au nom de 38 États, dont l’Ukraine, l’Union européenne, les États-Unis, la Turquie, la Géorgie, la Moldavie, l’Australie, le Canada, l’Islande et le Liechtenstein et la Suisse, avec la demande d’aider à libérer Oleg Sentsov et d’autres prisonniers politiques ukrainiens du Kremlin. Nous sommes reconnaissants à nos partenaires pour une démarche de solidarité sans précédent », a déclaré le diplomate ukrainien.

Il a noté que cette lettre faisait partie des efforts déployés par le président et le gouvernement de l’Ukraine dans le but d’intensifier la pression internationale sur Moscou pour la libération des citoyens ukrainiens détenus illégalement dans les territoires temporairement occupés de l’Ukraine et en Russie.

« Il y a un mois aujourd’hui, jour pour jour, qu’Oleg Sentsov avait entamé une grève de la faim et, comme nous le savons, le Secrétaire général de l’ONU prévoit de se rendre en Russie dans les prochains jours. Nous espérons que cette question sera soulevée lors des réunions avec la partie russe », a précisé M. Yelchenko.

La lettre souligne l’importance du rôle de l’ONU dans la libération des prisonniers ukrainiens du Kremlin et appelle les dirigeants des Nations Unies à contribuer davantage à ce processus.

Oleg Sentsov, qui avait été reconnu coupable pour de fausses accusations et condamné à 20 ans de prison, a entamé une grève de la faim le 14 mai dernier, exigeant la libération de tous les prisonniers politiques ukrainiens. Il y a actuellement 64 prisonniers politiques ukrainiens détenus en Russie et en Crimée occupée, dont le journaliste d’Ukrinform Roman Souchtchenko.

Source: Ukrinform France