Les médias russes ont proposé une interprétation particulière du discours du candidat au poste de Secrétaire d’état américain. Prétendument, Rex Wayne Tillerson a indiqué les conditions pour que les États-Unis reconnaissent la Crimée comme faisant partie de la Russie.

Tout d’abord, le candidat au poste de Secrétaire d’État américain a déclaré le contraire :  la Russie s’est appropriée la Crimée par force. De plus, le politicien a dit que les autorités américaines auraient du réagir plus décisivement à l’annexion de la péninsule et accorder à l’Ukraine de l’aide militaire tout de suite.

propagande russe fake

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Les journalistes russes ont interprété la phrase de Tillerson à leur façon, en affirmant qu’il a «indiqué les conditions pour valider la Crimée comme faisant partie de la Russie».

Prétendument, Rex Wayne Tillerson a dit, que les États-Unis auraient pu valider l’annexion de la Crimée «si l’Ukraine retirait ses objections» (à partir de 03:15 min de la vidéo). En réalité, M Tillerson a dit qu’«une reconnaissance pourrait être possible uniquement s’il existe une large approbation de la part du peuple ukrainien ». En l’absence d’une telle approbation, a-t-il souligné, les États-Unis ne reconnaîtront jamais cette annexion. Il s’exprimait en réponse à la précision du sénateur Rob Portman qui avait fait des parallèles avec l’occupation soviétique des pays baltes, jamais reconnue par Washington. Ainsi, il ne s’agit pas dans ce discours d’accords ou de conditions pour valider l’occupation russe de la Crimée.

RIA Novosti, «Zvezda», Vzglyad, LIFE.ru, TASS, Vedomosti, Lenta.ru, Interfax et beaucoup d’autre ont diffusé ce fake.

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De plus, Rex Wayne Tillerson a fait d’autres déclarations importantes lors des auditions au Sénat. Ainsi, le candidat au poste de secrétaire d’État américain a déclaré que «la Russie constitue une menace aujourd’hui», que «la Russie doit être mise au devant de ses responsabilités pour ses actions». Rex Tillerson a confirmé que la base juridique pour l’appartenance de la Crimée à la Russie n’existe pas.