Le journal en ligne propagandiste Ukraina.ru a rapporté que, désormais, c’étaient les «gardes-frontières d’Etats membres de l’UE» qui inspectent les passagers dans les aéroports de Kiev et d’Odessa. Ce journal prétends que «des gardes-frontières polonais, lituaniens et italiens effectuent des opérations de fouille des passagers en visite en Europe». Ce fake a été diffusé par d’autres outils propagandistes russes comme Rambler, Politmir, NewsFront, Strana.ua, et Sputnik.

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Website sreenshot Strana.ua

Ukraina.ru rapporte que des gardes-frontières européens «interrogent les passagers à propos de leur visites et sur les violations de la législation européenne à propos des visas» et quand des cas de violations des règles sont révélées, «les ukrainiens sont retirés du vol». Prétendument, les gardes-frontières ukrainiens n’interviennent pas dans ce cas.

Website screenshot Ukraina.ru

Strana.ua cite une publication sur le réseau social Facebook, dans laquelle l’auteur affirme que pendant l’embarquement d’un vol à destination de Varsovie, «il est nécessaire de passer non seulement des gardes-frontières ukrainiens, mais également polonais et italiens».

Selon les explications des propagandistes, les gardes-frontières européens «ne faisaient pas confiance à leur collègues ukrainiens, et ont donc décidé «de s’assurer de la qualité de leur travail».

StopFake.org a reçu des commentaires du porte-parole de la mission de conseil de l’UE, Ronan Goggin, qui a déclaré  que l’Ukraine et l’UE coopèrent à présent dans le cadre du projet EUBAM (UE-Ukraine-Moldavie), et que l’UE fournit à l’Ukraine une assistance spécialisée. Mais M.Goggin a spécifié que les représentants de l’UE n’ont jamais été impliqués dans des activités d’appui direct aux frontières, y compris dans les aéroports.

Selon Ronan Goggin, les gardes-frontières européens ne proposent qu’une assistance spécialisée. Ils ne vérifient en aucun cas les passeports des passagers.

D’autre part, il existe une méthode commune de coopération entre les gardes-frontières de différents pays, comme les programmes de coopération. «Les gardes-frontières de l’Ukraine et l’UE peuvent mener des opérations communes dans le but de lutter contre la criminalité transnationale. C’est une préoccupation légitime car l’Ukraine et l’UE ont une frontière commune», a résumé Ronan Goggin.